

Vision Pro à Dole : une journée entre photographes de tous horizons
Il y a des journées dont on repart avec la voix un peu cassée, un carnet plein et l’envie de recommencer le lendemain. Celle de Dole, dans le Jura, à une cinquantaine de kilomètres de Dijon, en faisait partie. Nous étions reçus chez LatelierchezJulien.
Nous étions plusieurs à l’animer, chacun avec son angle, devant une salle de photographes venus de partout et de tous les horizons. Voilà ce qui s’y est dit, et pourquoi je vous conseille de venir à la prochaine.
Vision Pro, c’est quoi exactement
Vision Pro, ce sont des journées organisées par mon partenaire aux quatre coins de la France. Nous sommes déjà passés par Lyon et par Lille.
Ce n’est ni un salon ni un séminaire de motivation. C’est une journée de travail : des conférences le matin, un atelier l’après-midi, une table ronde, puis un apéro et un dîner pour ceux qui restent.
Le principe tient en une idée simple : réunir des photographes qui ne se croiseraient jamais autrement, et les faire parler de leur métier pendant une journée entière.


Crédit photo @mariondumont
Le programme de la journée
09h00 Accueil
09h30 L’importance de l’impression, avec Charles Brito (Loxley Colour)
10h45 Les 7 leviers pour développer un studio photo haut de gamme, avec moi
12h00 Pause déjeuner
14h00 Atelier découverte
15h00 Comment trouver et fidéliser ses clients grâce à la vente de supports, avec Yann et Catherine Faucher
16h30 Table ronde
17h30 Fin des interventions
19h00 Apéro
20h00 Dîner
Le matin, l’importance de l’impression
Charles Brito est commercial Europe chez Loxley Colour, le laboratoire dont je suis ambassadrice pour les supports d’impression : tirages, albums, tableaux, coffrets.
Il a ouvert la journée sur ce que l’objet physique change dans une pratique photographique. Pas la technique du papier, la stratégie. Ce qu’un support imprimé fait à la valeur perçue d’une prestation, à la façon dont un client parle de vous autour de lui, et à la rentabilité d’une année entière.
C’est une conversation que j’ai souvent avec mes élèves. L’entendre portée par quelqu’un qui voit passer les commandes de centaines de studios européens lui donne un poids que je n’ai pas toute seule.


Crédit photo @mariondumont
Ma conférence, les 7 leviers pour développer un studio haut de gamme
J’ai enchaîné à 10h45, pour une heure.
Sept leviers, et je ne vais pas tous vous les donner ici, ce ne serait pas très malin de ma part. Mais en voici trois.
Le premier, la vente de supports imprimés. Tant que vous livrez une galerie et rien d’autre, vous vendez du temps. À partir du moment où quelque chose de physique repart de la séance, vous vendez un objet. Ce n’est plus le même métier, et ce ne sont plus les mêmes marges.
Le deuxième, la rentabilité par client plutôt que le volume. Beaucoup de studios travaillent deux fois plus pour gagner un peu moins qu’avant. Le problème n’est presque jamais le nombre de séances, c’est ce que rapporte chacune d’entre elles.
Le troisième, la fin de l’expérience client. On soigne l’accueil, la préparation, la séance, la lumière, et on abandonne le client au moment le plus important : celui où il choisit ses images, les reçoit et les montre. C’est pourtant là que se jouent le bouche-à-oreille et le retour dans deux ans.
Les quatre autres, je les garde pour la prochaine date.
L’après-midi, ceux qui ne livrent aucun fichier
À 15h, Yann et Catherine Faucher, du Studio Faucher, ont parlé de fidélisation par la vente de supports.
Ils sont photographes en Bretagne, pluridisciplinaires, du portrait au mariage en passant par la photographie artistique. Et surtout, ils ne livrent pas d’images numériques. Uniquement des impressions.
Dit comme ça, dans un métier où tout le monde envoie un lien de téléchargement, ça paraît intenable. Ils le font depuis des années, avec un business solide et des clients qui reviennent. Les écouter raconter comment ils s’y prennent, concrètement, face à un client qui demande « et les fichiers ? », valait à soi seul le déplacement.
Entre les deux, à 14h, un atelier découverte pour manipuler les supports. Ouvrir un album, poser un tableau contre un mur, sentir le grain d’un papier. C’est bête, mais rien ne remplace ça, et c’est exactement ce que vivent vos clients quand vous leur mettez un tirage entre les mains.


La table ronde, l’apéro, et ce qui se passe vraiment
La table ronde de 16h30 a été le vrai moment de la journée.
Dans la salle, il y avait des photographes de mariage, des photographes scolaires, du social, du culinaire, du portrait. Des gens qui, en temps normal, ne lisent pas les mêmes forums et ne se posent pas les mêmes questions.
C’est précisément pour ça que ça fonctionne. Le photographe culinaire a une méthode de prospection dont le photographe de famille n’a jamais entendu parler. Le photographe scolaire gère des volumes qui imposent une organisation dont tout le monde peut s’inspirer. Personne n’est en concurrence avec personne, alors tout le monde parle vraiment, sans rien garder pour soi.
Ensuite il y a eu l’apéro à 19h, le dîner à 20h, et les conversations qui continuent bien après. C’est souvent là que se disent les choses les plus utiles, celles qu’on n’ose pas poser au micro devant cinquante personnes.
Je suis rentrée avec des idées que je n’avais pas le matin. C’est la meilleure définition que je connaisse d’une bonne journée de travail.
Le prochain rendez-vous, Le Puy-en-Velay, le 2 décembre
La prochaine journée Vision Pro aura lieu au Puy-en-Velay, le 2 décembre.
Si vous voulez le programme, le tarif ou les modalités d’inscription, écrivez-moi directement, je vous transmets tout.
Et si vous hésitez parce que vous ne faites pas le même type de photo que nous, c’est justement la meilleure raison de venir.








